Je n'écris pas pour gâcher ta joie.
Pas tous les jours quand même.
D'autant que je sais maintenant que Pitoum me lit le matin.
Je te respecte d'ailleurs de continuer à venir sur ce blog.
Surtout après mes bad.
Surtout quand j'oublie toute pudeur.
Surtout quand je te l'expose à la face.
Gratuitement.
Non.
Ce soir j'écris pour te faire partager la dernière.
Je croyais avoir tout vécu dans cette Coloc'.
Je savais M capable de beaucoup de surprise.
Mais celle-là, je ne l'avais pas vu arriver.
Vraiment pas.
Et finalement je dois dire qu'elle a ensoleillé ma soirée.
Hommage aux grandeurs et décadences de M.
Ce soir en rentrant de ma cardio, je pousse la porte d'entrée.
Fais un pas dans le couloir.
Regarde vers la cuisine où mes colocs sont habituellement.
Et là ... sous mes yeux ... se tient debout, à l'aguet sur ses quatres pattes, les oreilles dressés ... un chien.
Voilà ce que je me suis dit. Ni plus, ni moins.
"Un chien ..."
Ca fait drôle.
Un chien dans ton couloir.
Un chien que tu ne connais pas.
Qui t'observe, méfiant.
Surtout quand tu lèves la tête et qu'E et M, assises à table, te surveillent du coin de l'oeil dans l'attente d'une réaction, d'un signe ... Autre que l'air figé, bouche ouverte.
Elles ont les yeux tout pleins d'émotions à l'idée que tu puisses mal réagir.
Parce que Bémol, Bémol le chien, Bémol le dernier arrivé de la coloc', Bémol le bienheureux, Bémol à la queue frétillante, Bémol le câlin, Bémol le sage, Bémol l'attendrissant, Bémol qui se frotte à mes jambes, qui soupire de bien-être à la première caresse, qui s'endort dans mes bras ...
Bémol, elles l'aiment déjà.
Et je crois que je suis contaminée.